L'expatriation à Singapour vue par la grande Lolotte
Je trouve que le monde des expatriés est vraiment un monde à part.
En premier lieu, en ce qui concerne les français, c'est une représentation de la population française revue et corrigée, car il faut avouer que même les plus bas salaires à Singapour sont bien supérieurs au revenu moyen en France (je parle bien sûr de l'expat français à Singapour car c'est pour le moment ma seule expérience à l'étranger).
C'est un peu une France en miniature où tout le monde connaît tout le monde, ou a déjà entendu parler de tout le monde, avec bien sûr son lot de rumeurs, de secrets de polichinelle, de rancoeurs et de rancunes, et de mécontentement sur tout à la française. en général les hommes s'y complaisent, les enfants en bas âge jusqu'à l'adolescence s'y plaisent réellement, et les teenagers s'y adaptent ou s'y déplaisent. Quant aux femmes c'est un vrai poème !!
Il y a plusieurs types de femmes : celles qui rentrent dans le moule et celles qui n'y rentrent pas ; celles qui travaillent et celles qui ne travaillent pas ; celles qui ont des enfants et celles qui n'en ont pas ; celles qui ont des maids et celles qui n'en ont pas, et j'en passe....Et il y a bien sûr les syndromes de la femme expat comme : la grossesse, la dépression, le boulimie de shopping, et il parait l'alcoolisme latent.......
En ce qui me concerne, étant une femme ayant eu une vie active (voire même très active) avant de venir vivre à Singapour, j'ai mis presque deux ans à m'y habituer. Puis j'ai décidé de prendre des cours d'anglais et de passer des examens, et de m'investir dans le bénévolat au lycée français, me voilà donc aujourd'hui très busy (voire même souvent débordée).
Et même si je ne suis pas tout à fait dans le moule, je pense que je suis devenue une vraie femme d'expat malgré moi !!!!! ces propos n'engagent évidemment que moi, et je ne pense pas que le monde des expatriés soit le même partout dans le monde. Singapour est un pays à part où il n'est pas difficile de vivre normalement, ce qui à mon avis ne permet pas une grande communication au sein des différentes communautés d'expatriés.
IV. Les rencontres ?
Pour ma part, ce qui est assez surprenant pour beaucoup de personnes, la première personne que j'ai rencontrée était une "Singapourienne". Je l'ai rencontrée en prenant des cours du soir de danse. Elle m'a fait connaître Singapour avec les gens et leurs cultures. Elle est devenue une de mes meilleures amies et maintenant elle habite en Chine mais on garde toujours contact.
A Singapour, chaque communauté à son association pour les femmes expatriées (des visites de la ville , des activités sportives, manuelles ou littéraires etc...)
A la rentrée du mois de septembre, il y a ces fameux "café-rencontre". C'est vrai , ce n'est pas facile d'y aller toute seule. J'y suis allée seulement la 3ème année. Il y a celles qui se connaissent déjà et qui sont contentes de se revoir après les vacances. Ça discute vacances, enfants, famille...
Quand on est nouvelle et qu'on débarque là-dedans on se sent encore plus seule et on rentre chez soi encore plus penaude. Un sentiment mitigé d'avoir "au moins" vu du monde, mais être repartie sans réel contact.
Dites-vous, déjà, que l'année prochaine, vous ferez partie de ces femmes qui semblent négliger les nouvelles.
C'est dur, dur et le temps est long ! Il faut défoncer des portes, et on ne sait pas ce qu'il y a derrière. Mais courage je l'ai fait !!!! ...
Mon expérience :
Ce sont dans les cours d'anglais que je me suis faite le plus de copains et copines de différentes nationalités dont la "Frenchy grande Lolotte" qui a bien voulu vous transmettre son témoignage.
II. A quoi s'attendre ?
L'expatriation peut être lourde de conséquence sur le plan personnel : carrière, vie familiale et sociale. Je me suis heurtée à 4 phases car c'est toujours déstabilisant de partir dans un autre pays avec une culture, un language et une écriture différente.
1. Arrêter de travailler : enfin ! j'allais pouvoir faire ce que je veux de mon temps après 15 ans de travail. Je me suis beaucoup documentée sur Singapour puis hop ! c'était parti pour l'aventure.... Bref, tout çà s'est passé trés trés vite car c'était le passage "découverte".
2. Aprés 3 mois, l'installation était faite et j'ai commencé à tourner en rond.A partir de ce moment là, soit j'acceptais ou je refusais ma nouvelle vie. Donc, j'ai fait le point et trés vite je me suis prise en charge mais c'est un cap trés difficile car à partir de ce moment-là, il faut aller vers les autres... mais comment ?
3. Le support de mon conjoint a été trés important car il a fallu que je m'organise et que je choisisse mes activités. Une nouvelle fois, j'ai fait le point sur ce que je voulais faire réellement.Certaines ne supportent pas ce cap et cherchent absolument à travailler (souvent rien à voir avec leur propre métier). Mais il faut qu'elles s'occupent. Mais moi, je voulais que cette expatriation m'apporte sur le plan intellectuel et culturel.
4. La décision de m'investir dans des études d'anglais pour la communication et la décision de rencontrer des gens de différentes cultures pour mieux comprendre mon environnement.
I. Définition
Tout d'abord, il faut définir le mot "expatriation" qui ne veut pas toujours dire "vacances" : Mot trés employé par les gens de la métropole "France". L'expatriation peut être :
1. Temporaire : Vous partez pour une période déterminée et vous êtes pris en charge par l'entreprise mère
2. Définitive : vous partez de votre propre initiative et n'êtes rattaché à aucune société.
Ma vie à l'étranger!!.... A travers ce texte, je vais vous parler de ma propre expérience à Singapour.
Il y a aussi un témoignage d'une autre "femme d'expat de Singapour".
III. Comment s'occuper ?
Quand on "débarque" dans un nouveau pays, nos conjoints ont un lieu où se rendre tous les jours, des collègues, un emploi du temps etc ....
Mais nous "les nanas", il faut que l'on apprenne à vivre autrement et à découvrir une autre partie de nous-mêmes car chacune à sa personnalité. Donc certaines repartent travailler quand elles peuvent décrocher un "permis de travail" par le gouvernement ou elles créent leur société (à Singapour c'est facile !) ou elles font comme moi, elles mettent en place leurs activités. Les miennes sont les suivantes :
V. Comment éviter l'échec ?
Je pense qu'il est important de s'interroger sur les motivations de son départ. Une expatriation "réussie" est une expatriation où sont envisagées les raisons pour lesquelles on veut partir.
Chaque personne doit se poser des questions d'ordre professionnels et personnelles.
Il faut surtout être sincère avec soi-même .Il faut peaufiner son projet, se déterminer ses objectifs, et se dire : c'est un challenge et nous voulons avoir une vie différente…
Pendant l'expatriation, il est important de faire régulièrement le point car cela permet de progresser . Le conjoint d'expatrié doit faire partie du processus décisionnel dès le début car celui-ci peut devenir passif fasse à la situation, et mettre sa vie entre parenthèse au détriment de celle de l'expatrié. Cela a de grave répercussions dans la relation du couple et peut mener à l'échec.
Si le conjoint ne s'est pas impliqué dans le projet, arrivée dans le pays d'accueil il sera confronté au vide, aux choix qu'il a fait , à sa carrière mise de côté etc...
A mon avis, il faut être acteur de son expatriation et se définir un projet personnel en dehors de celui du conjoint.